Responsabilité Sociétale des Entreprises
Les préoccupations principales de la RSE
Comment la RSE peut-elle contribuer au succès des entreprises ?
Comment rendre ma société plus responsable sur le plan social ?
De quelles normes et initiatives ma société peut-elle s’inspirer ?
Comment puis-je en apprendre davantage ?
Qu’est-ce que la RSE ?
Les définitions de la Responsabilité sociétale de entreprises (RSE) varient en fonction de plusieurs facteurs tels que le secteur d’activité, la structure organisationnelle, l’emplacement et l’importance relative de la société.
Les éléments communs à toutes les définitions de la RSE sont les suivants :
L’assurance que les exigences des entreprises, de nature légale, éthique et commerciale et autre, sont atteintes ou surpassées, dans l’esprit et dans la lettre ; une attention particulière à l’impact qu’ont les activités, les produits et les services de la société sur les personnes, les populations et l’environnement.
Quelques définitions de la RSE :
- Business for Social Responsibility :
Parvenir au succès commercial par des méthodes qui respectent les personnes, les communautés, l’environnement et les valeurs éthiques.
- McKinsey :
Les grosses entreprises doivent mettre au point des stratégies pour faire face aux problèmes sociaux. Elles doivent articuler leur contribution sociale et définir leur objectif final d’une manière plus subtile que l’idée communément acceptée selon laquelle « Le but d’une entreprise est de faire des affaires » (« the business of business is business »).
- World Business Council on Sustainable Development :
La Responsabilité sociétale des entreprises est leur engagement perpétuel à agir selon l’éthique et à contribuer au développement économique tout en améliorant la qualité de vie des employés et de leurs familles ainsi que de la population locale et de la société dans son ensemble.
Les autres termes utilisés pour décrire les activités liées à la RSE sont la durabilité, la responsabilité des entreprises, le triple bilan, la responsabilité, la citoyenneté des entreprises et l’éthique commerciale.
Les préoccupations principales de la RSE
Le respect des droits de l’homme sur le lieu de travail permet de mesurer l’incidence des activités de l’entreprise sur ses employés directs et les employés de ses partenaires, tels que les fournisseurs et les vendeurs dans la chaîne d’approvisionnement d’une société.
La Déclaration des droits de l’homme des Nations unies décrit les droits sociaux, économiques, civils et politiques des individus et peut servir de guide pour évaluer les impacts du comportement d’un large éventail d’entreprises, y compris de leurs activités, du développement de leurs produits et de leur chaîne d’approvisionnement.
Les préoccupations principales des fabricants de coton en matière de droits de l’homme sont les conditions de travail des employés des usines et des plantations, y compris, par exemple, des conditions de travail sûres, le travail des enfants, le travail forcé, la discrimination et la liberté d’association.
L’intégrité du marché désigne la qualité de l’interface d’une entreprise avec ses clients à travers ses produits ou services. Du point de vue de la RSE, l’intégrité du marché est déterminée par l’ampleur de l’impact positif des politiques et procédés d’une entreprise sur :
l’intégrité des produits en termes de communication honnête des informations sur la qualité de la production et la sécurité, l’étiquetage et l’emballage des produits ainsi que le respect de l’éthique en matière de marketing, de publicité, de fixation des prix, de distribution et de pratiques de vente.
Les entreprises désireuses de maîtriser les effets de leurs activités, de leurs produits et de leur chaîne d’approvisionnement mesurent de plus en plus souvent leur impact sur l’environnement.
Ces dernières années, le management environnemental des entreprises ne s’est pas limité à la conformité aux lois et aux règlements. Il est désormais considéré comme une nécessité qui peut se traduire par un rendement plus important et, donc, des économies. Parmi les préoccupations environnementales, on trouve l’utilisation des matières, de l’énergie, de l’eau, la biodiversité, le transport, les émissions toxiques, dont les émissions de CO2, les effluents et les déchets produits par les fournisseurs, les produits et les services.
Pour plus d’information sur la durabilité du coton et sur le bio, cliquez ici.
Le développement économique et l’investissement de la communauté font référence à un large éventail d’initiatives que les entreprises peuvent prendre pour avoir un impact positif sur les communautés.
Les entreprises utilisent de plus en plus leurs actifs commerciaux et philanthropiques pour avoir une influence positive sur les populations présentes sur le lieu de distribution ou de fabrication. En embauchant et en formant des personnes issues des communautés locales ou en implantant des infrastructures de manière à contribuer au développement économique local, les entreprises peuvent inculquer des valeurs économiques et sociales aux populations.
La gouvernance est l’ensemble des procédés, des pratiques, des politiques, des lois et des institutions influant sur la façon de diriger, d’administrer, gérer ou contrôler une entreprise. Les cadres supérieurs se préoccupent de plus en plus de la RSE et les conseils d’administration des entreprises commencent à s’y intéresser.
Les motivations de la RSE
Motivations extérieures :
La mondialisation et la société de la connaissance :
Internet et le Web 2.0 ont facilité l’accès à des informations de toutes sortes. On peut citer comme exemple les campagnes des organisations non gouvernementales (ONG) contre certaines entreprises ou, de plus en plus, contre certaines usines. Ainsi, des vidéos sur You Tube montrant les conditions de travail dans ces usines font circuler l’information plus rapidement. Si une usine de Canton prend feu, la nouvelle sera connue dans le monde entier en quelques minutes.
Les scandales des entreprises :
Dans les années 1990, les scandales Worldcom et Enron ont provoqué une grave perte de confiance du public dans les sociétés. Un sondage récent réalisé par Gallup a montré que les personnes interrogées n’ont que très peu confiance dans les entreprises et les instances législatives nationales. Aux Etats-Unis, les consommateurs s’inquiètent de plus en plus des produits en provenance de Chine à cause de problèmes de qualité constatés sur des jouets ou des aliments pour animaux domestiques qui ne satisfaisait pas aux critères de qualité de l’entreprise.
L’activisme actionnarial :
Le soutien des investisseurs pour de meilleures performances des sociétés sur des questions environnementales et sociales a augmenté régulièrement au cours des dix dernières années. En mai 2007, les investisseurs avaient déjà rempli 359 propositions d’actionnaire, contre 367 sur toute l’année 2006, (Forum de l’Institutional Shareholder Services). Les sujets les plus évoqués sont le changement climatique, la transparence accrue concernant les contributions politiques et l’augmentation du nombre de rapports sur le développement durable. Autres préoccupations fréquentes : des demandes de création de code de conduite pour les entreprises, la divulgation de l’emplacement de l’usine et le versement d’un salaire suffisant pour les travailleurs de la chaîne d’approvisionnement mondiale.
Développement durable :
Comme le prouve le succès du film de Al Gore « Une vérité qui dérange », ou l’augmentation du nombre de voitures hybride vendues, le public fait davantage attention à l’impact qu’auront ses actions sur les générations futures et les entreprises sont au centre de ces préoccupations.
L’écart croissant concernant la gouvernance :
Les désaccords se rapportant au choix de la personne chargée de surveiller les besoins sociétaux des entreprises proviennent : 1) des pratiques gouvernementales faibles dans chaque pays, provoquant conflits, corruption et incertitude quant à l’autorité de la loi ; 2) du manque de clarté et de l’absence de consensus concernant les règles et les normes mondiales ; et 3) du rôle devenu flou des entreprises, des gouvernements et des sociétés civiles.
Motivations internes à l’entreprise :
Les valeurs de la main-d’œuvre en mutation :
Depuis quelques années, les employés s’intéressent davantage et prennent de plus en plus part aux questions se rapportant à la RSE. De plus, leurs attentes vis-à-vis des entreprises pour lesquelles ils travaillent augmentent. Ainsi, en 2004, 81 % des Américains affirmaient que l’engagement d’une entreprise pour des questions sociales est un élément important à prendre en compte quand on choisit où travailler (Cone Communications).
Les économies :
Un bon nombre d’entreprises qui mettent en place des stratégies d’envergure liées à la RSE réalisent des économies et améliorent leur rendement grâce à ces initiatives. Cela est dû soit à des améliorations des systèmes, à l’efficacité énergétique ou à la diminution de la rotation du personnel.
Modération du risque réputationnel :
Maintenant que les consommateurs tiennent davantage compte des questions se rapportant à la RSE et qu’ils achètent plus de produits durables, les entreprises reconnaissent l’impact de la RSE sur leur réputation. Un sondage récent montre que 60 % des personnes interrogées prennent en compte des éléments de responsabilité sociétale tels que le respect du code du travail et de l’éthique ou la responsabilité environnementale pour se faire une opinion de la société en question (Environics International).
Le développement du marché et les opportunités de lancement de nouveaux produits :
Alors que des pays comme le Brésil, la Chine ou l’Inde deviennent des marchés prospères pour les produits de consommation, les entreprises cherchent de nouveaux moyens pour vendre leurs produits d’une manière appropriée sur le plan culturel. Avec l’intérêt de plus en plus important des consommateur pour les questions se rapportant à la RSE, le nombre de produits portant des mentions telles que « vert », « durable », « commerce équitable », « bio » ou « sweat-free » (certification garantissant l’éthique des conditions de travail) a augmenté.
La modification des relations avec les actionnaires :
Les entreprises ne voient plus leurs actionnaires de la même façon. En effet, ces derniers ne sont plus les seuls à qui l’entreprise doit rendre des comptes. La définition que les entreprises ont des parties prenantes s’est élargie pour englober les organisations de sociétés civiles, les groupes d’investissement socialement responsables, le gouvernement, les employés et les consommateurs.
Comment la RSE peut-elle contribuer au succès des entreprises?
Amélioration de la performance financière : Selon une étude, l’application des principes de la RSE améliorerait légèrement la performance financière globale. En effet, les entreprises les plus importantes dans les différents secteurs d’activité sont souvent celles qui respectent les principes de la RSE tout en mettant en place des mesures financières. Une méta étude rassemblant les données issues de 52 travaux montre qu’il existe une corrélation positive entre l’application des principes de la RSE et la performance financière et qu’elles se renforceraient mutuellement (Orlitzky, et al, 2004).
De meilleures méthodes de management : L’intégration de la RSE peut aboutir à une meilleure gestion des entreprises, notamment en termes de recrutement et de fidélisation des employés, de démarchage et de fidélisation de la clientèle et de relation avec les investisseurs. Les primes d’émission que ces derniers sont prêts à payer pour des entreprises dont les standards de gouvernance sont élevés sont de l’ordre de 14 % en Amérique du nord et en Europe de l’ouest, de 25 % en Asie et en Amérique latine et de 30 % en Europe de l’est et en Afrique (McKinsey). La RSE peut également améliorer la contribution opérationnelle et la gestion des ressources, comme l’ont montré des entreprises qui ont réalisé de grosses économies en effectuant des analyses de cycle de vie.
Amélioration de la réputation : L’étude a montré que les consommateurs se focalisent sur les aspects positifs et négatifs du comportement de l’entreprise lors de la décision d’achat. Pour ce qui est du positif, 79 % des Américains tiennent compte du comportement citoyen d’une entreprise au moment de la décision d’achat d’un de ses produits. En revanche, lorsqu’ils apprennent qu’une société a des pratiques non citoyennes, 91 % des consommateurs aux Etats-Unis envisageraient de se tourner vers une autre entreprise, 85 % le feraient savoir à leur famille et à leurs amis, 83 % refuseraient d’investir dans cette société, 80 % refuseraient de travailler pour cette société et 76 % boycotteraient les produits de cette société (Cone Communications)
Augmentation de la qualité et de la productivité : Les unités de production ayant mis en place des systèmes de gestion destinés à assurer des conditions de travail justes et sûres découvrent souvent que la qualité de leurs produits s’est améliorée (par exemple, le nombre d’erreurs a diminué et la qualité des systèmes de gestion s’est améliorée).
Diminution de la surveillance réglementaire : Les gouvernements nationaux et locaux ont démontré leur désir de réduire le nombre d’inspections et de documents administratifs exigés de la part d’entreprises ayant prouvé sur une période suffisante leur volonté d’agir pour améliorer les conditions de travail. Ainsi, les demandes de permis d’émission ou d’autres autorisations gouvernementales de la part des entreprises sont souvent traitées rapidement.
How Can My Company Be More Socially Responsible?
Intégration de la RSE : Après s’être concentrées pendant des années sur des questions isolées ou sur des normes externes, les entreprises s’efforcent aujourd’hui d’intégrer la RSE au sein de leurs structures organisationnelle et comptable. Pour que cette initiative soit un succès, il est impératif que la RSE ne soit pas mise en place uniquement au niveau de la direction (comme le conseil d’administration) mais qu’elle soit également intégrée aux objectifs de l’entreprise, à la description des fonctions des employés et au système de primes. L’ensemble des activités d’une entreprise devrait être pris en compte pour assurer une intégration commerciale, notamment au niveau de la conception et du développement de produits, de la production et de l’approvisionnement, du marketing et de la communication ainsi que des programmes d’éducation et de formation.
Approvisionnement éthique : L’approvisionnement éthique comprend la gestion responsable, en amont comme en aval, de l’impact social, environnemental et humain des activités de l’entreprise ainsi que de ses produits sur l’ensemble du cycle de vie des produits. Celui-ci inclut la conception, le merchandising, le développement, l’approvisionnement, la production, la distribution, la vente, l’utilisation par le consommateur, ainsi que l’élimination de ce produit. Les impacts environnementaux éventuels peuvent comprendre la gestion des matières (la toxicité par exemple), la réutilisabilité et la recyclabilité des produits, le fait d’acheter de préférence des produits et de l’énergie écologiques ou des produits et procédés économes en ressources, la santé environnementale et la sécurité des fournisseurs. Les considérations sur les droits de l’homme et du travail devraient toucher les indemnisations, les heures de travail, la discrimination, la liberté d’association et l’interdiction du travail des enfants et du travail forcé.
Engagement envers les parties prenantes : Les entreprises ne se contentent plus d’essayer de faire augmenter la valeur de leurs actions mais ont identifié les besoins d’un groupe plus large de parties prenantes et leur ont donné la priorité en reconnaissant les avantages présentés par l’intégration de ces besoins dans leurs principales stratégies commerciales. Elles garantissent une interaction essentielle entre une entreprise et ses parties prenantes, fondée sur un apprentissage mutuel et/ou la recherche conjointe de solutions. Les parties prenantes incluent les employés, les consommateurs, les gouvernements, les représentants de sociétés civiles (organisations de promotion des droits du travail, des droits de l’homme, des droits environnementaux, des droits des animaux, du commerce équitable et des droits des femmes), des organisations multilatérales et des sociétés d’investissement socialement responsables.
Transparence et rapports : Les parties prenantes s’intéressent de plus en plus aux performances de la RSE des entreprises, et ces dernières sont donc de plus en plus nombreuses à publier des rapports dans ce domaine : parmi les 250 plus grosses sociétés internationales, 52 % ont rédigé un rapport sur la RSE en 2005 (KPMG). Que ce soit en publiant officiellement un rapport ou en mettant simplement en valeur les informations disponibles sur votre site Internet, le fait fournir des indications supplémentaires sur les performances RSE de votre entreprises permet d’approfondir la confiance que les parties prenantes vous portent, offre une plateforme pour communiquer vos objectifs et vos avancées de manière régulière et peut servir à améliorer l’accès au capital.
De quelles normes et initiatives ma société peut-elle s’inspirer ?
AA 1000 : La norme AA1000 a été élaborée par l’ISEA (Institute of Social and Ethical Accountability) pour aider les entreprises à intégrer l’engagement vis-à-vis des parties prenantes dans leur processus décisionnels commerciaux et à améliorer les performances organisationnelles. Le cadre AA1000 vise à aider les entreprises à réellement associer les parties prenantes au développement des indicateurs, des cibles, et des systèmes de rapports qu’ils jugent nécessaires pour garantir l’efficacité de ces efforts de transparence. L’AA1000 est composée de cinq modules : (1) normes de certification AA1000, (2) gouvernance et gestion des risques, (3) mesure et communication de la qualité de l’engagement vis-à-vis des parties prenantes, (4) intégration des processus responsables, et (5) responsabilité des petites et moyennes organisations.
Ethical Trading Initiative (ETI) : Cette initiative qui a vu le jour au Royaume-Uni rassemble un grand nombre d’organisations de tous horizons « pour améliorer la vie des travailleur pauvres dans le monde entier. » L’ETI est une alliance d’entreprises, d’ONG et d’organisations syndicales souhaitant promouvoir et améliorer la mise en œuvre de codes de conduite d’entreprise s’applique également aux conditions de travail dans la chaîne d’approvisionnement. L’ETI a créé un code de conduite, le Code de base de l’ETI, qui comprend neuf paragraphes reflétant les principales normes internationales concernant les pratiques du travail. Ce sont eux qui ont développé les « Principes de mises en œuvre » qui décrivent les principes généraux régissant la mise en place du Code de base. Parmi les entreprises membres, citons Chiquita, Gap Inc., Inditex, Marks & Spencer, Next Retail, et Pentland Group.
Fair Labor Association (FLA) : La FLA est une initiative de « groupes à intérêts multiples », regroupant des marques et des détaillants, d’organisations pour le respect des droits de l’homme et du travail et des universités, dont le but est de trouver des solutions innovantes et durables aux conditions de travail anormales. Des usines ont récemment eu l’autorisation de participer. La FLA mène des enquêtes indépendantes et vérifie les conditions pour garantir le respect des normes FLA sur le lieu de travail où les produits des entreprises FLA sont fabriqués. A travers ses rapports publics, la FLA cherche à responsabiliser les entreprises et à fournir au consommateur et aux actionnaires des informations fiables pour qu’ils puissent prendre des décisions d’achats en connaissance de cause. Parmi les entreprises participant à cette initiative, citons Nike, le groupe Adidas, Liz Claiborne, Nordstrom, Puma et Philips van Heusen ainsi que plus d’une centaine de titulaires de licences communautaires.
Fair Factories Clearinghouse (FFC) : Le FFC est un effort conjoint du secteur des industries impliquant des marques de distribution, des marques grand public ainsi que des associations de commerce au détail et dont l’objectif est de créer un système de gestion et de partage des informations issues d’audit d’usines. Le FFC possède une base de données mondiale contenant des informations sur les usines et les rapports d’audits concernant la conformité sociale dans le but de gérer et de partager des informations non concurrentielles sur les conditions du lieu de travail et ce de manière rentable. Ainsi, les détaillants et les marques peuvent des décisions d’approvisionnement documentées et les conditions de travail dans les usines sont améliorées dans tous les pays. Parmi les membres actuels, citons VF Corp., Levi Strauss & Co., Nike, le groupe Adidas, Mark’s Work Warehouse et LL Bean.
Global Reporting Initiative (GRI) : Le GRI est une norme dont les lignes directrices sont applicables au niveau mondial. Il comporte des indicateurs sociaux autant qu’environnementaux afin de préparer les rapports RSE des entreprises sur la durabilité. Il comporte. Selon le GRI, il est aussi normal pour les organisation d’établir des rapports sur les performances économiques, environnementales et sociales que sur les performances financières et ces performances peuvent tout aussi bien être comparées. Le cadre du reporting développement durable, fondé sur les lignes directrices pour le reporting développement durable, vise à fournir un guide à destination des organisations pour plus de clarté de la divulgation des performances de durabilité. Il fournit également aux parties prenantes un cadre universellement applicable et comparable qui permet de comprendre l’information divulguée. Les lignes directrices du GRI sont utilisées par des centaines d’entreprises de par le monde comme référence pour le reporting de leurs efforts en termes de développement durable.
ISO 140001 : La norme ISO 140001 sur le management environnemental a pour but d’aider les organisations à minimiser les impacts négatifs de leurs activités sur l’environnement, lesquelles peuvent polluer l’air, l’eau ou la terre. Elle aide également les organisations à respecter les lois, les règlements et les autres obligations en vigueur dans ce sens. Cette norme ISO vise à établir une approche organisée afin de réduire systématiquement l’impact des aspects environnementaux qu’une entreprise peut contrôler.
Principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour les entreprises multinationales : Les Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales sont des recommandations non contraignantes adressées par les gouvernements aux entreprises opérant depuis les pays adhérents. Ils fournissent des principes et des normes volontaires pour une gestion responsable des entreprises dans plusieurs domaines dont l’emploi et les relations professionnelles, les droits de l’homme, l’environnement, la publication d’informations, la lutte contre la corruption, les intérêts des consommateurs, la science et technologie, la concurrence et la fiscalité.
Social Accountability 8000 (SA 8000) : La SA 8000 est une norme qui spécifie des exigences en matière de responsabilité sociale afin de permettre à une entreprise de mettre au point, maintenir en vigueur et renforcer les politiques et les procédures tout au long de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Cette norme est une certification auditable basée sur les normes internationales se rapportant aux lieux de travail. Lorsqu’une installation satisfait à la norme, elle se verra remettre un certificat attestant de ses politiques de responsabilité sociale et de gestion ainsi que de ses activités. Les entreprises possédant des unités de production peuvent essayer d’obtenir des certificats SA8000 pour chacune de ces unités par des audits réalisés par l’un des organismes de certification accrédités. Parmi les entreprises ayant adhéré à la norme SA8000, citons Chiquita, Dole, Gap Inc., Eileen Fisher et Toys “R” Us.
Le Pacte mondial des Nations unies (Pacte mondial) : Le Pacte mondial sert de cadre aux entreprises qui se sont engagées à aligner leurs activités et leurs stratégies sur dix principes universellement acceptés concernant les droits de l’homme, le travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. Il s’agit d’une initiative volontaire dont les deux objectifs sont a) d’inciter les entreprises dans le monde entier à conduire leurs activités en respectant les Dix Principes énoncés dans le Pacte, et b) de mobiliser l’action à l’appui des grands objectifs des Nations Unies. Les entreprises adhérant au Pacte mondial doivent publier un rapport annuel décrivant la manière dont elles appliquent le Pacte mondial et ses principes. Près de 3 000 entreprises internationales ont déjà adhéré au Pacte mondial.
Worldwide Responsible Accredited Production (WRAP) : Le WRAP est une organisation indépendante à but non lucratif dont l’objectif est de certifier les productions légales, humaines et éthiques dans le monde entier. Le WRAP a également développé le Programme de certification de l’habillement, conçu pour surveiller et certifier de manière indépendante la conformité aux principales normes de travail et de sécurité, garantissant ainsi qu’une usine donnée produit des biens dans des conditions légales, humaines et éthiques. Le WRAP surveille la conformité des usines à des pratiques et aux procédures détaillées obligatoires pour les entreprises ayant adhéré à ces normes. Depuis toujours tournée vers l’industrie textile, le WRAP a récemment étendu son champ d’application à d’autres secteurs. Parmi les entreprises utilisant la norme WRAP pour leurs usines de fabrications, citons VF Corporation, Kellwood et Sara Lee.
Comment en savoir plus ?
A quelles ressources puis-je avoir accès ?
RSE générale :
- L'initiative de l'Institut Aspen pour l'innovation sociale par les affaires : une organisation internationale à but non lucratif pour encourager « la direction éclairée et le dialogue ouvert. »
- Business for Social Responsibility : BSR fournit des solutions commerciales responsables sur le plan social à plusieurs des sociétés les plus importantes du monde. BSR est une association commerciale à but non lucratif qui collabore avec ses 250 entreprises membres ainsi qu'avec 1 000 autres entreprises mondiales.
- Business in the Community : Ce mouvement réunit plus de 700 des principales entreprises du Royaume-Uni qui se consacrent à l'amélioration leur impact positif sur la société.
- Centre pour la citoyenneté des entreprises de l'université de Boston : Cette organisation de recherche internationale basée sur l'adhésion travaille avec des sociétés internationales pour les aider à définir, à planifier et à mettre en place la citoyenneté des entreprises.
- SustainAbility : SustainAbility informe ses clients des risques et des opportunités relatifs à la responsabilité des entreprises et au développement durable.
- World Business Council for Sustainable Development (Conseil mondial des entreprises sur le développement durable) : Cette association mondiale, dirigée par son PDG, réunit près de 200 entreprises s'occupant exclusivement de l’expansion des entreprises et du développement durable.
- Environnement : Pour plus d'information sur la durabilité du coton et sur le bio, voir [CCI doit nous communiquer le lien].
Droits de l'homme et droits du travail :
- Amnesty International (AI) est un mouvement mondial réunissant les personnes qui font campagne pour la reconnaissance internationale des droits de l'homme.
- Le Centre de ressources sur les entreprises et les droits de l'homme est un outil d'information sur Internet, mis à jour toute les heures avec des informations et des rapports sur le respect des droits de l'homme dans les entreprises du monde entier. Le site couvre plus de 3 600 entreprises, plus de 180 pays et reçoit plus de 1,5 million de requêtes par mois. Parmi les sujets traités, on trouve la discrimination, l'environnement, la pauvreté et le développement, le travail, l'accès aux soins, le commerce, la santé et la sécurité.
- Business Leaders Initiative on Human Rights est un programme destiné à aider à assurer et à développer l'intégration des droits de l'homme dans les entreprises. Ce programme est mené par des entreprises et compte 14 sociétés membres.
- Clean Clothes Campaign (Collectif éthique sur l'étiquette) est une campagne internationale visant à améliorer les conditions de travail dans l'industrie des vêtements et des vêtements de sport et à renforcer les droits des travailleurs de ces secteurs.
- Clear Voice Hotline Service associe un service de reporting confidentiel permettant aux employés de faire part de leurs plaintes en toute sécurité et une formation pour les directeurs d'usine pour savoir comment réagir à ces plaintes.
- Human Rights First : Human Rights First est une organisation majeure des droits de l'homme basée à New-York et pour laquelle assurer le respect des droits de l'homme et des lois permettra de garantir la dignité à laquelle tout individu peut prétendre.
- Human Rights Watch est une organisation indépendante non gouvernementale possédant des bureaux dans le monde entier. Son objectif est de protéger les droits de l'homme de par le monde.
- International Business Leaders Forum travaille avec des entreprises, des gouvernements et des sociétés civiles pour améliorer la contribution potentielle des entreprises au développement durable.
- Forum international pour les droits des travailleurs (ILRF) est une organisation de soutien visant à assurer un traitement juste et humain aux travailleurs de par le monde.
- Workers Rights Consortium (WRC) est une organisation indépendante de surveillance des droits du travail menant des enquêtes sur les conditions de travail dans les usines du monde entier. Le WRC s'intéresse particulièrement aux conditions de travail des usines de vêtements et d'autre biens portant le logo des universités.
Surveillance extérieure des entreprises :
Pour ces entreprises à la recherche d'un outil indépendant d'évaluation des conditions de travail dans les usines, il existe certaines organisations accréditées en Amérique latine. Les sites suivant conservent une liste mise à jour des sociétés de surveillance accréditées (pour ces normes spécifiques) pour l’Amérique latine :